Frise chronologique
Néolithique
Construction du dolmen
Construction du dolmen
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période estimée de sa construction mégalithique.
26 août 1864
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques
26 août 1864 (≈ 1864)
Première campagne documentée sur le site.
28 octobre 1895
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
28 octobre 1895 (≈ 1895)
Protection officielle par arrêté ministériel.
Automne 1987
Dégagement du cairn
Dégagement du cairn
Automne 1987 (≈ 1987)
Campagne de la DRAC révélant la chambre latérale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le dolmen : classement par arrêté du 28 octobre 1895
Personnages clés
| Bertrand Poissonnier - Auteur et archéologue |
A mentionné le dolmen dans *La Vendée préhistorique* (1997). |
Origine et histoire
Le dolmen de la pointe de l'Herbaudière est un édifice mégalithique situé à Noirmoutier-en-l'Île, dans le département de la Vendée (Pays de la Loire). Daté du Néolithique, il appartient au type rare des dolmens transeptés, dont seuls deux autres exemples subsistent en Vendée. Ce monument, aujourd’hui en ruine, est gravement menacé par l’érosion côtière et se trouve submergé lors des grandes marées.
Classé au titre des monuments historiques par arrêté du 28 octobre 1895, le dolmen a fait l’objet de fouilles archéologiques, notamment le 26 août 1864. À cette époque, il comportait encore trois ou quatre tables de couverture reposant sur une dizaine d’orthostates. En 1987, une campagne de dégagement menée par la Direction régionale des Affaires culturelles a révélé les vestiges du cairn entourant une chambre latérale, ainsi que des artefacts tels que des éclats de silex et des tessons de poterie, dont certains décorés au poinçon et attribués à l’âge du bronze.
Les découvertes archéologiques suggèrent une occupation humaine durant le Néolithique, avec des traces d’activités funéraires ou rituelles. Le site illustre l’importance des constructions mégalithiques dans cette région, bien que son état actuel, fragilisé par les éléments naturels, limite son étude approfondie. Les objets mis au jour, comme les tessons décorés, témoignent d’échanges culturels ou d’évolutions techniques entre le Néolithique et l’âge du bronze.
Le dolmen est mentionné dans des ouvrages spécialisés, comme La Vendée préhistorique de Bertrand Poissonnier (1997), qui le situe dans un contexte régional plus large, incluant d’autres sites mégalithiques vendéens. Malgré son état de dégradation, il reste un témoignage précieux des pratiques architecturales et funéraires des sociétés néolithiques locales.